J'écoute : www.deezer.com pseudo carinetlv. Je regarde : Shay. Je lis : oui, ca y est, j'ai retrouve l'usage des livres. Je joue : au Scrabble en ligne. www.isc.ro pseudo: carinetlv. Je mange : a nouveau beaucoup de proteines - mais pas assez? Je bois : De l'eau et du Coka Zero. Je cite : toujours des chansons d'amour idiotes, ca ne change pas. Et aussi les sketches de "HaGashash" mais ca ne va rien vous dire. Je pense : que la vie est ce truc fabuleux dont certaines regles ont change pour moi. Je rêve : et c'est infernal (mis à jour jeudi 18 septembre 2008 à 10:23)
Aujourd'hui, le Prince a fete ses 47 ans.
En famile.
Merde, donc.
J'ai ete a la plage.
Je ne suis pas restee longtemps. Mon voisin de parasol portait le meme prenom que lui. Ses copains n'arretaient pas de le prononcer. Et ma voisine parlait de la ou elle habite, qui est la ou il habite. J'en ai eu marre. ('Muriel!" dans "Les Deux Anglaises et le Continent" de Truffaut. Soupir.)
Et puis ce soir, il s'est echappe, ne me demandez pas comment, et est venu feter son anniversaire avec mouah....
Soupir - d'aise.
Voici le generique d'une serie tele israelienne, "Masakhim" (Ecrans) dans laquelle tout passe par l'ecran du video-chat. Les personnages ne se rencontrent jamais autrement. Les histoires se tissent la.
On suit l'histoire d'un immigrant russe a NY avec une soldate israelienne, d'un pere parti a la naissance de sa fille et celle-ci, 18 ans plus tard, d'un couple divorce et leur mome, d'un jeune voyou et d'une jolie fille a papa (le papa est le pere du voyou) etc.
Je crois que c'est sur l'absence, sur les relations et leurs limites, sur le mensonge, la "disclosure," sur la distance et la proximite.
HBO pense a acheter la serie, ou plus certainement le concept.
Voici la bande annonce qui passe a la tele:
Et une autre tiens - maintenant que j'ai compris comment on fait...
Ca va. Le nouveau boulot, ca va. A part ce qui ne va pas, mais enfin.
Les amours avancent. C'est une evidence, on n'a pas assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens, mais je n'en ai aucune envie.
Mon nouveau cousin M. est amoureux aussi. "Nouveau" car il a 43 ans mais je n'ai fait sa connaissance qu'il a quelques mois. Lui aussi est venu se poser de ce cote de la Mediterrannee, et voila, il a trouve l'homme de sa vie. Comme ca, j'ai avec qui gagatiser au sujet du sentiment amoureux.
Avec vous j'ose pas. Il me semble que je dois elaborer un peu.
La Princesse: "Je ne crois pas que la monogamie existe."
Le Prince: "Les hommes pensent exactement comme ca mais sont senses surtout ne pas le dire. Les femmes sont sensees ne pas meme le penser."
Comme quoi, on n'est pas toujours bien decrit-e par le label de sa categorie.
Mon Prince en a plein les bottes (passkon ne parle pas du cul des Princes, mais de leurs belles bottes.)
Il en a marre d'etre such a good guy, et tant mieux. Va falloir liberer le sujet, les mecs, et on est pas au bout de nos peines.
Mon Prince veut regner - sur sa vie. Mais c'est un hetero, faut que je fasse attention a ce qu'il ne se mette pas en tete de regner sur la mienne. Il est prevenu, mais tout de meme. Son accession au trone ferait de moi une Reine, attention danger. D'ou mon retour a Lacan - voir plus haut: "Je cite:"
Je suis le catalysateur involontaire de la liberation d'une energie de forcene.
Si mon Prince etait un tres bon ami, en l'ecoutant, je me dirais que j'espere qu'il ne se trompe pas. Et puis tout de suite apres, je me dirais qu'on s'en fout si il se trompe (de femme), l'essentiel est qu'il se desencarcane de cette vie a laquelle il n'avait pas reflechi, pour vivre enfin la sienne, faire des erreurs qui ont un sens, vivre des joies qui le soulevent de terre.
Je suis donc le catalysateur involontaire de la liberation d'une energie de forcene, qui est en train de tout foutre en l'air autour de lui, et j'accepte le risque d'etre soufflee par les derniers blasts de l'explosion.
Pour le moment, me voici donc Princesse.
J'ai reflechi un peu, et n'ai pas trouve une seule Princesse qui n'aie pas eu a attendre. Meme si elles font d'autres choses, elles attendent. Et moi aussi. Sacre apprentissage. J'attends, je vis aussi, mais bon, j'attends. Pfff.
Les Princesses sont blondes, avec plein de cheveux, ca ca va a peu pres.
Elles ont de droles de parents, mais ca c'est vrai pour nous tous.
Les Princesses deviennent parfois des Reines. Pas toujours, mais ca arrive. Moi ca ne me dit rien. Une Princesse, un Prince, ce sont des promesses. Ca me suffit.
Elles se marient. Bon, comme ca je porterai une fois dans ma vie une robe de Princesse justement.
Les Princesses ont des enfants et la je suis moins sure.
And they live happily ever after, mais on y croit pas.
Ses yeux en amande me regardent, ils sourient, et j'ai peur que son coeur ne passe par-dessus bord.
Il est 14h30, il a tout lache, le bureau les associes les rendez-vous, et il est debout devant moi qui suis allongee sur mon matelas a la plage. Il m'a trouvee au radar, le Lovedar.
Et je me dis qu'un conte de fees c'est ca, je me dis que c'est un Prince. Et que c'est mon Prince. Mon Prince a moi qui n'ai jamais cru aux Princes.
Il me fait vivre entre un fim hollywoodien aux pamoisons nombreuses, j'ai toujours trouve ca idiot, et une legende a laquelle je n'ai absolument jamais cru, la legende de l'Amuuuuur et de ses soi-disant miracles.
Il me fait la cour, il me fait la cour longtemps apres m'avoir mise dans son lit, ou plutot longtemps apres etre entre dans le mien. Il ne l'a pas fait avant. Maintenant oui. Et maintenant ca a un sens.
Il m'etreint et ne me faconne pas, il etreint qui je suis.
Il colle sa bouche a moi et me respire. Il ne m'aspire pas, il me respire.
Et dire qu'il suffit d'etre deux. Un et un. Ou un et une. Ou une et une. Deux. Deux qui font deux, pas deux qui font un, ou une.
Les garcons, je ne sais ou deverser tout cela.
Je me dis que vous pouvez comprendre, en tous cas le comprendre lui, moi je ne suis pas toujours sure de le comprendre, je n'ai jamais ete un homme.
Nouvelle campagne de pub pour les Yvelines (UMP).
Voici ma reaction, un courrier que je viens de leur envoyer:
"Bonjour,
Je lis sur votre site web la chose suivante, accompagnee de son illustration, soit la photo d'une femme cadree du cou au pubis, en jeans, et portant un t-shirt "marcel" sur lequel on peut lire: "I (gros coeur rouge) techno."
"La campagne « I love Techno » valorisera auprès des milieux d'affaire français et britanniques le fait que les Yvelines sont le premier département en termes d'effectifs et de moyens consacrés à la R&D publique et privée."
Mais grands dieux, quel est diantre le rapport entre l'image et le texte?
On se demande vraiment comment la-dite campagne peut imaginer une seule seconde valoriser "le fait que les Yvelines sont le 1er departement francais en termes d'effectifs et de moyens consacres a la RD publique et privee"!
Peut-etre cette campagne fera-t-elle savoir que les Yvelines ont choisi un tres mauvais publicitaire? Un publicitaire sans aucune imagination, aucun sens de l'elaboration - "le sexe fait vendre", il a du lire ca en 1ere annee au CELSA et apres il a seche les cours.
Remarquez, ca coute cher un publicitaire, et il a reussi a vendre ca aux Yvelines, fortiche le mec. Il a bien du se marrer quand meme.
Alors la campagne "I love Techno" convaincra peut-etre les milieux d'affaires britanniques et francais que les Yvelines sont un petit departement gouverne par des gens idiots, sans imagination, pas du tout a la page, sans aucun sens de l'elaboration, un departement provincial dont les dirigeants ont l'imaginaire bloque quelque part dans les annees 80 du siecle dernier, un departement sexiste, dans lequel les femmes n'ont pas de tete, et peut-etre les hommes n'y ont-ils pas de queue, allez savoir.
Carine Lxxxxxxxx "
(sur le courrier, j'ai bien sur mis mon nom.)
Si ca vous interesse de voir ca: [www]
Et bien sur, reaction de La Meute: [www]
Un "schmock" (ou "shmok" il n'y a pas d'orthographe precise en lettres latines) est un pauvre type, un connard. C'est aussi une bite, au sens "figure" si je puis dire, comme lorsque l'on dit en anglais d'un type: "What a prick" or "He is a real dick." C'est poetique quoi.
Sinon, pour designer le penis lui-meme, en en rigolant un peu mais pas trop, on dit "schlong," deformation du mot allemand pour "serpent" (Schlange.)
"Schmock" est un mot yiddish, langue parlee autrefois (du Moyen-Age a la Shoah pour faire court) par les communautes juives d'Europe de l'Est, langue a ce jour pas vraiment morte mais enfin pas en grande forme non plus.
En general, les blagues sont "plus droles en yiddish." (A dire quand vous racontez une histoire drole et qu'elle ne fait rire personne.)
Certains mots, comme "schmock", "schlong" et autre "meshuga" (dingo) sont utilises a l'oral en anglais, ou plutot en americain.
Autres exemples la: [www]
A part ca, j'ai achete des enceintes pour le Mac, elles sortent tout droit de la Guerre des Etoiles, c'est bizarre comme design. Mais ca fait du bruuuuiiiiit, I love it.
Mes petit cheris, j'ai trouve du travail!
Et ouala. Fin du cauchemar. Court. Et intense.
Et en plus, chuis en ouacances!!!
Je commence par deux semaines de vacances, entre le boulot termine jeudi, et celui qui commencera donc le 15 juillet.
Toute la journee, j'ai senti mon coeur dans mon estomac, et ca palpitait ca palpitait. Je me suis retrouvee dehors 2h30 avant l'heure du rendez-vous, je ne savais pas quoi faire de ma pomme, un cafe ici, un cafe la, incapable de lire le journal, taxi jusqu'a la Bourse, j'ai encore une heure d'avance, coca-light ici, cafe la. J'y vais.
En fait, ca a tout de suite ete clair, Guy (mon nouvel employeur) avait pris sa decision la semaine derniere lors de la discussion au cours de laquelle il m'avait propose de travailler chez lui, mais moi j'avais pas compris. Ou j'etais pas sure. Bref, ca a continue a me palpiter dans l'estomac en rencontrant mes nouvelles collegues (je parle au feminin si ca me chante meme si certains sont des hommes, non mais), ca a continue a palpiter quand j'ai quitte le bureau, ai traverse les 100 metres qui separent mon ancien boulot du nouveau, en allant voir le boss qui m'a viree pour lui dire que je suis nAAAAAvree, je ne pourrais AAAAAAbsolument pas prendre le travail de free-lance (paye avec un coup de pied au cul expedie au lance-pierre et zero de reconnaissance, professionelle et humaine) mais que bien sur je comprends a quel point cela peut etre gEEEEnant pour eux et que que surtout surtout il n'hesite pas a me telephoner pour me poser des questions quand il est perdu, le pauvre, dans la foule de projets marketing (auxquels il ne bite rien quoi qu'il en pense) que j'avais mis en branle. Et la somme de mots a caractere sexuel ne m'echappe bien sur pas du tout, puisque ce que j'ai reellement envie de lui dire c'est "take all the projects, the garbage that comes out of your filthy mouth and your oversized ego and shove them deep deep where the sun doesn't shine, 'till it hurts real bad." Mais j'ai pas dit ca. Il a eu du mal a me feliciter, ce schmok*, un effort surhumain lui a permis de parvenir a faire se lever les deux extremites de ses levres et a decouvrir un peu sa dentition, pour m'adresser un "message dentaire d'amour du prochain" (Albert Cohen.) Le plus beau, c'est encore et toujours sa femme et sa fille, qui m'ont embrassee comme du bon pain, soulagees pour de bon qu'elles etaient les donzelles (San Antonio). "J'etais inquiete" me dit Madame "tu sais, mettre une fille comme toi a la porte, tout de meme, quel dommage, et je sais bien que tu as besoin de travailler en plus." Fallait pas te marier avec un tel trouduc. J'ai pas dit ca non plus. J'ai dit "Merci." Sobre la mere Carine. Enfin sobre quand ca va bien, passke j'ai plutot donne dans l'hysterie ces derniers jours. Hysterie toute interieure, certes, mais a moi, je ne me la fais pas.
Et puis re-Guy, pour discussion plus large sur la situasse. C'est quelque part au milieu de cette conversation, qui a dure jusqu'a 22h, que je me suis rendue compte que mon coeur avait enfin quitte mon estomac, et que ca ne palpitait plus. Et que mes dents avaient re-pousse, que je peux a nouveau decroisser la lune (Brel), que mes yeux sont ouverts et que je vois, et que je marche redressee (Albert Londres).
Et alors la les mecs, vous auriez ete fiers de moi, de la maniere dont j'ai mene la discussion, "grands tours d'horizon" (Albert Cohen) et tout le tremblement, pre-elaboration des grandes lignes d'une strategie commercialo-juridico-merguez (D.), maniement polyglotte de concepts plus forts que moi (Sega) mais quelle aisance dans la complexite, chuis trop forte. Et maintenant, va falloir fournir la marchandise promise.
A part ca, petits veinards, je vais pouvoir consacrer une partie de mes indemnites a l'achat d'un bel appareil numerique (Canon Ixus, mais lequel, si quelqu'un veut me donner un conseil je suis cliente) pour poster de jolies photos de tous ces beaux garcons dont la ville regorge... et en ete, on les voit particulierement bien. Et mettre ainsi a profit mes VACANCES (j'y crois pas chuis en vacances!) pour zoomer de-ci de-la. Et bronzer. Ah, bronzer, m'enduire de creme et d'huile, descendre mon chapeau sur mes lunettes, ecouter de la musique (je vais acheter un ipod en meme temps que votre appareil photo - et des enceintes pour mon nouveau Mac, et une imprimante-scanner pendant qu'on y est), sous le soleil exactement (Serge Gainsbourg) et rever, rever de mon amoureux et de la vie qui nous attend.
Vous je sais pas, mais moi chuis epuisee.
*explication du mot "schmock" dans le post suivant.